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Le plan de relance dans la Drôme

jeudi 1er juillet 2021
Par Jacques Perrat

Les dossiers retenus pour le département (à jour fin mai 2021)

La filière aéronautique : (plusieurs des entreprises concernées travaillent aussi pour d’autres filières, le médical, l’énergie…) :

PMD Vallon (commandes de vol) à Bourg-de-Péage : modernisation et introduction du travail de nuit.

Precidelta, Valence (26) fabrique des pièces et ensembles mécaniques. Ce projet s’adresse aux marchés aéronautique, médical, biens d’équipements industriels et énergie. Il consiste à moderniser et augmenter les capacités de contrôle 3D, notamment pour des pièces de structure.

Corima Technologies, Livron sur Drôme (26) (établissement secondaire à Toulouse). L’entreprise conçoit et fabrique des outillages et des pièces par électroformage, ainsi que des outillages composites et silicones destinés à la production de pièces en matériaux composites. Ce projet s’adresse aux marchés du médical, du nucléaire et de l’aéronautique avec une concurrence internationale. Il consiste à augmenter les dimensions des cuves d’électroformage, à implanter des moyens de post traitement et de contrôle adaptés à la réalisation de pièces récurrentes à forte valeur ajoutée.

La filière électrique et électronique

Dracula Tech. Dispositifs photovoltaïques organiques, Valence (26), création d’une ligne de production de ces modules de petite taille sans batterie, pour le marché des IoT. Réduction de la dépendance en terres rares. + 10 emplois.

La filière santé :

Un projet dans la rubrique Relocalisations industrielles concerne Haupt Pharma (ampoules injectables et suppositoires) à Livron, pour une augmentation de capacité (+ 80 emplois à terme).

Le département est également concerné par une grosse opération, qui pourrait éventuellement demander une aide du plan de relance :
L’Institut Mérieux, vient d’annoncer qu’il était prêt à investir 100 millions dans un site de bioproduction de vaccins dans la Drôme, Ecotox. Le laboratoire lyonnais souhaite acquérir ce site, qui avait été inauguré en 2017 par François Hollande, dans le cadre d’un Programme d’Investissement d’Avenir (PIA) -qui avait donné lieu à un investissement public de 50 millions d’euros de la part du Département de la Drôme et de Drôme Aménagement Habitat aux côtés de l’Union européenne et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. A l’origine pensé comme une plateforme mutualisée d’innovation dans le domaine de l’écotoxicologie destinée à accueillir 300 chercheurs sur près de 14.000m2, ce projet dont la gouvernance public-privé a échoué pourrait désormais renaître sous une nouvelle forme. Car l’Institut Mérieux souhaite apporter une nouvelle forme de souveraineté à la France, arguant qu’il existe aujourd’hui une « nécessité pour chaque pays d’être le plus autonome possible au regard de ses besoins de santé publique ».

Le vecteur en serait la filiale ABL de l’Institut Mérieux. Pour son président, il s’agit là d’une opportunité d’aller vite, et de se saisir d’un bâtiment existant en vue de réduire les délais d’installation, et de démarrer une production dès 2022. Un projet à 100 millions d’euros, qui serait financé à la fois en propre par l’Institut Mérieux, mais également par des financements bancaires ainsi que de possibles aides publiques, issues notamment du plan de relance -qui demeurent à activer. « Aujourd’hui, l’une des questions centrales est de produire à l’échelle industrielle et notamment d’assurer la mise en flacon. Car il faut pour cela pouvoir manipuler un virus actif dans une cuve et le répartir ensuite dans 1.000 à 10.000 flacons, ce qui nécessite un grand nombre d’opérations ». La France mais également l’Europe font encore face à un manque de capacités. « On a plus de demandes que de lignes disponibles ».
C’est pourquoi le projet drômois pourrait permettre à ABL de passer en monde industriel, en optant pour des réacteurs cinq à 10 fois plus gros qu’aujourd’hui afin d’être, en bout de ligne, capable d’assurer des lots de plusieurs dizaines voire centaines de milliers d’unités. « Notre première cible sur cet équipement sera bien entendu de répondre aux besoins liés au Covid ».

Industries du luxe :

Tolomel, maroquinerie de luxe à Romans-sur-Isère et Granges-les-Beaumont (et 8 autres sites en France) va développer son outil de production et prévoit d’embaucher 150 personnes d’ici 3 ans.

Filière papier
Territoire d’industrie

SAICA PAPER EL à Laveyron, est spécialisée dans la fabrication de papiers pour emballage, à base de fibres 100 % recyclées. Le Groupe SAICA est l’un des leaders européens dans la production de papier recyclé pour la fabrication de carton ondulé. Le site de Champblain-Laveyron en Drôme, reprit en 2018, nécessite de lourds investissements pour assurer sa compétitivité dans un marché fortement concurrentiel et ainsi assurer sa pérennité et son développement. Les projets d’investissements consistent d’une part à moderniser des ateliers de traitements matière première (papiers et cartons recyclés) afin d’améliorer la qualité pour répondre aux besoins du marché. Il est prévu d’autre part de construire un atelier de préparation de bois en fin de vie (bois B) et un atelier de préparation des refus papetiers internes pour alimenter une nouvelle chaudière "Biomasse" qui permettra de réduire considérablement l’utilisation de gaz naturel et la mise en CET (centre d’enfouissement technique). Ces investissements permettront de combiner modernisation industrielle et transition écologique avec l’ambition de faire de ce site une référence européenne en termes de compétitivité et d’économie circulaire. L’entreprise prévoit la création de 30 emplois sur la globalité du projet. Investissement global prévu : 2,7 M€

La filière nucléaire :

Projet retenu de Framatome avec le CEA baptisé FAB-ATF qui vise à développer et qualifier en France une nouvelle capacité de fabrication de combustibles dits "ATF" (Accident Tolerant Fuel), qui renforcent les marges de sûreté et la performance en opération des centrales nucléaires. Des investissements majeurs sont prévus sur les sites de production Framatome de Paimboeuf (Loire Atlantique) et Romans-sur-Isère (Drôme).