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Crise financière : quelles réponses syndicales ?

lundi 12 septembre 2011
Par Christine CANALE, Photographie Olivier PERRIRAZ

La crise systémaique connait une nouvelle phase avec les pressions sur les dettes publiques, les soubressauts boursiers. La Cgt met en débat des propositions.

La deuxième phase de la crise financière, les limites et l’inefficacité des réponses avancées renforcent, pour la CGT, l’urgence de porter avec les salariés ses propositions.
Le redressement de l’économie ne passera pas par l’austérité et le recul des droits sociaux. Il faut investir dans la réponse aux besoins sociaux, revaloriser le travail, créer des emplois, augmenter les salaires, développer les services publics.

Pour sortir notre société et notre économie de la crise, il faut s’émanciper des marchés financiers, réhabiliter la maîtrise publique des moyens de financement, accroître les dépenses publiques utiles favorables au renforcement des capacités humaines et productives, au développement humain durable.

Les mesures gouvernementales adoptées, le plan d’économie de 12 milliards sur 2 ans renforcent encore les inégalités, en faisant supporter la majeure partie des économies sur les ménages, les salariés : voirtableau Cgt de la répartition des mesures et présentation gouvernementale.

L’analyse de la Cgt est largement partagée par les autres organisations syndicales de Rhône Alpes et a donné lieu à une contribution intersyndicale lors de la conférence économique du Conseil Régional du 9 septembre 2011.

5 pistes sont à ouvrir  :

  • Il faut renverser les logiques : taxer les investissements spéculatifs et privilégier les investissements productifs.
  • Dans une nouvelle conception des finances publiques, il convient de mieux répartir les richesses créées, réhabiliter l’impôt et sa progressivité en instaurant de nouvelles tranches sur les hauts revenus jusqu’à 80%.
  • Pour assurer une plus grande efficacité des aides publiques, la mise sous conditionnalité est incontournable.
  • La mise en œuvre de nouveaux systèmes financiers, nouveaux mécanismes doit favoriser le crédit à taux réduits, mobiliser et réorienter l’épargne pour répondre au développement économique et social des territoires, aux besoins des entreprises, des salariés. Cela passe par la création d’outils ; le pôle public financier et des fonds régionaux assortis d’une nouvelle gouvernance.
  • Il est également urgent de renforcer la fiscalité en assurant l’autonomie financière des collectivités, des ressources suffisantes et pérennes et la maîtrise locale de la fiscalité et des dépenses publiques pour réduire les inégalités.

C’est sur ce fond de propositions offensives que la CGT Rhône-Alpes sera présente à la conférence financière du 9 septembre convoquée par le président Jean-Jack QUEYRANNE.